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Acte VIII - Sauveur

 
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Pouskinette
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MessagePosté le: Ven 18 Juil - 16:21 (2014)    Sujet du message: Acte VIII - Sauveur Répondre en citant

Acte VIII : Sauveur




    
 


Depuis ma dernière visite, une odeur nauséabonde avait envahie les couloirs du temple. L’odeur de la mort se répandait dans chaque recoin, comme si le mal voulait nous montrer qu’aucun endroit ne lui échapperait, qu’aucun d’entre nous ne survivrait. J’avançais sans crainte, persuadée que la bénédiction de Pouskinette me rendait invincible. Je retrouvais rapidement le cadavre du pauvre Ralf. Je le traînais jusqu'à l’entrée du temple, au moins là je ne risquais pas de l’oublier lorsque je repartirais d’ici.      
     
Je progressais dans le temple beaucoup plus rapidement que je ne l’avais imaginé. Grâce à la flèche de lumière je faisais une véritable hécatombe. Soudain un zombie me frappa violemment dans le dos. J’avais du passer devant lui sans le voir, certainement tapi dans un coin obscur. Je me retournais rapidement et le tuait d’une flèche magique en plein front. Une angoisse me saisit en apercevant ses mains qui n’avaient plus rien d’humaines. Des griffes monstrueuses. Il m’avait labouré le dos avec cette arme redoutable. Je ne ressentais pourtant aucune douleur. A cet instant mes pensées allèrent vers Pouskinette. Je venais à peine de rencontrer cette fille et déjà je l’aimais ! Sa bénédiction n’était pas du folklore en effet. Mais ce n’était pas pour autant qu’il fallait tenter le diable. Alors je me reconcentrais et progressais désormais plus prudemment.      
     
Je venais de terminer le grand nettoyage de l’aile gauche du temple. Je m’engageais dans la partie droite, bien décidée à terminer cette mission. Je remontais un long couloir lorsque soudain des bruits familiers parvinrent jusqu’à moi. Je stoppais ma progression et tendais l’oreille. Des voix ! Je n’étais donc pas seule dans le temple. Le couloir déboucha sur une vaste salle. De nombreux cadavres de morts vivants en recouvraient le sol. Au centre deux hommes étaient penchés au dessus de leur dernière victime. Il me sembla qu’il découpait quelque chose à l’aide d’un poignard. Ils prenaient des preuves de leur passage ici. Je les imaginais déjà à moitié ivre, dans une taverne poisseuse de Juno, braillant leurs exploits en affichant fièrement leurs trophées. Je ne savais si je devais me découvrir ou rester dans l’ombre. La question ne se posa pas longtemps car l’un des deux m’aperçut. Les deux compères se relevèrent et m’invitèrent à leur rejoindre.     
     
-« Approches ! Nous ne seront pas de trop à trois pour tous les exterminer ! »     
     
Le ton semblait sincère alors je m’approchais sans méfiance. Tout en m’avançant je ne les quittais pas du regard. Le premier portait une armure en cuir renforcé, une épée longue dans une main et un grand bouclier dans l’autre. Le second quand à lui était un véritable colosse. Il était torse nu, comme s’il ne craignait pas les coups. Sa musculature était très impressionnante. Il se battait avec une hache dont la simple vue devait faire défaillir ses adverses. Une arme qui pouvait vous fendre en deux comme une vulgaire bûche.     
     
Jusque là la mission s’était plutôt bien déroulée. Mais lorsqu’enfin je rejoignais les deux guerriers, les choses prirent soudain une toute autre tournure.      
     
     
     

 
    
     
Le guerrier qui affichait l’apparence d’un chevalier, rangea son épée dans son fourreau et me tendit la main, comme pour sceller une sorte de pacte qui allait nous unir dans cette lutte contre le mal. Pauvre idiote naïve ! Alors qu’il m’attrapait violemment l’avant bras, le colosse se faufilait derrière moi avec une surprenante rapidité. Le temps que je réalise ce qu’il se passait, il avait déjà resserré ses énormes bras autour de moi, m’immobilisant dans une prison de chair, bien plus efficace que des barreaux de fer. Il me serrait si fort contre lui que je pouvais sentir la puanteur de sa sueur.      
     
-« Lâches moi gros porc ! »     
     
Mon cri ne déclencha chez lui qu’un rire qui me rendit à moitié sourde. Le chevalier posa sa main sur ma bouche et plaça la lame de son poignard en travers de mon cou.     
     
-« Chut ! Gardes tes forces jeune pucelle. Crois-moi, tu vas pouvoir crier autant que tu veux…on va bien s’occuper de toi… ».      
     
Le colosse ria de plus belle. Le chevalier retira sa main et rangea son poignard. Il dégrafa sa ceinture, et baissa complètement son pantalon, dévoilant un sexe déjà en érection. Le doute n’était plus permis sur leurs intentions. Pas très chevaleresque ce chevalier.  Je sentais mon cœur battre de plus en plus vite. La peur m’envahissait. Le guerrier glissa une main sous ma jupe. J’étais terrifiée, impuissante. Je lui crachais au visage. Le colosse resserra encore son étreinte, m’empêchant pratiquement de respirer. J’étais au bord de l’évanouissement. Tandis que sa main remontait le long de ma cuisse, sa bouche cherchait désespérément la mienne. Je ne sais pas pourquoi, mais à ce moment là mes dernières pensées allèrent vers Pouskinette, que je revoyais si gaie lors de mon départ, si persuadée de m’avoir protégée. Mais nous ne savions pas à quel mal nous serions confrontées en réalité.      
     
L’inévitable était sur le point de se produire lorsque l’air remplit à nouveau mes poumons. L’étreinte du colosse s’était soudainement desserrée. Je revenais à la vie, tel celui qui croyant se noyer sort miraculeusement la tête hors de l’eau. Le chevalier recula aussitôt. Libérée, je m’écroulais sur le sol. J’entendis un bruit sourd juste derrière moi. Le corps du colosse venait de chuter lourdement. Sa tête roula juste à coté de moi. La décapitation avait été si rapide que son visage affichait encore le rire qui m’assourdissait juste avant. Je tournais le visage et l’apercevais. Le libérateur. Un guerrier avec une lourde armure étincelante. Une stature imposante. Je ne pouvais voir son visage, dissimulé sous un heaume qui laissait à peine entrevoir son regard. Il tenait une longue épée dans chaque main. La première lame était déjà souillée du sang du colosse. La seconde ne tarda pas l’être à son tour. Le guerrier s’était écarté de moi, mais avec son pantalon au bas des chevilles, il n’eut pas le temps d’aller bien loin. La seconde lame fendit l’air, lui tranchant la moitié de la verge. L’homme se mit à hurler en apercevant une partie de son anatomie le quitter à tout jamais. Il trébucha, tomba et se mit à ramper pour échapper à son destin désormais scellé. Le libérateur leva la main vers lui, comme pour le désigner. Mais à qui ? Alors surgit de derrière lui, un énorme ours qui se jeta sur sa proie. En quelques coups de dents et de griffes la bête avait déchiqueté mon agresseur. Le sol était jonché de ce qui autrefois composait un homme, aussi vil fut-il. Mon regard se tourna à nouveau vers mon sauveur. Il semblait si calme, si impitoyable. Il siffla. Un petit coup sec, strident. Un aigle passa au dessus de sa tète et se posa au sol. D’un coup de bec il avala le bout de verge coupée comme s’il fallait faire disparaître la raison de tout ceci. L’ours et l’aigle vinrent ensuite se ranger derrière leur maître.      
     
Une idée saugrenue me traversa alors l’esprit. Ce libérateur providentiel était il bien ce qu’il paraissait être ? Mes ennuis prenaient ils fin ou au contraire venaient ils de s’accentuer ?     
     

 
    
     

 
    
     
Mon regard ne pouvait se détacher du chevalier. L’action avait été si rapide, si impressionnante. Je n’avais encore jamais vu une telle armure. Et ces animaux qui semblaient lui obéir. Tout ceci était si nouveau pour moi, si inattendu. J’avais du mal à reprendre mes esprits, un peu comme lorsqu’on a du mal à sortir d’un rêve. Mais soudain la voix du chevalier me tira de ma torpeur.      
  • « Relèves toi Milsyka »
     
Elle me fit presque frissonner. Elle était grave et sourde à la fois. Son heaume ne devait pas être étranger à cela. La pièce elle-même y rajoutait un léger écho. Il venait de me libérer et pourtant je ne ma sentais pas sauve pour autant. Je n’avais rien pu faire contre ces deux mécréants et lui les avait éliminé si facilement. Si ses intentions n’étaient pas meilleures, mon sort était joué. Mes jambes étaient encore toutes molles, mais mon esprit se réveilla enfin.     
     

 
    
  • « Comment connaissez-vous mon nom ?... » murmurais je
     
Voyant mes difficultés à me relever, le chevalier me tendit une main secourable. Je la saisis et me sentis aussitôt léger comme une plume. Il m’avait soulevé comme un simple fétu de paille, sans le moindre effort apparent.      
  • «  Mon nom est Papou et je suis un Solanum. J’étais en mission à Nairat mais j’ai du faire un saut à Juno pour refaire le plein de potions. Chichi m’a informé de la situation. Elle était préoccupée de ce qui pouvait se passer ici. Alors avant de repartir pour Nairat, j’ai décidé de faire un détour par le temple, histoire de voir si tout allait bien. Une bonne idée non ? »
     
Je jetais un œil à mes deux agresseurs. Enfin à ce qu’il en restait. Le premier était décapité et le second était comment dire… éparpillé. L’ours n’avait pas fait dans la retenue.      
  • «  Heu oui… » répondis je bêtement, mais désormais rassurée. « Comment fais tu pour qu’ils t’obéissent ainsi ? »
  • « Ce sont des familiers. La plupart des gens les appellent des Pets. Je ne sais pas trop pourquoi. Une légende raconte que le premier dresseur de familier venait d’une contrée lointaine, inconnue. Qu’il parlait une langue incompréhensible de tous. Il désignait ses animaux par ce nom, Pets. Depuis, les dresseurs ont continué à les appeler ainsi. Je te conseille d’en avoir un, ou même plusieurs. Ils sont très utiles, surtout lorsque tu voyages seul. Ils sont un bon renfort. Il y a un dresseur de Pets à Juno, vas le voir lorsque tu retourneras en ville.  As-tu besoin d’aide ? »
  • « Je pense que maintenant ça va aller… comment pourrais je te remercier ? »
  • « Restes en vie et sers les Solanum du mieux que tu pourras. »
     
Je lui fis un signe de tête approbateur. Il inclina légèrement son heaume en guise de salutations, tourna les talons, et disparut dans les couloirs, accompagné de ses deux fidèles serviteurs. J’étais encore sous le choc. Je me fis alors une promesse. De devenir un jour aussi forte que lui. Et à mon tour de porter secours aux plus faibles. A cet instant je ne le savais pas encore, mais je venais de croiser le combattant le plus puissant des Solanum. Le chemin serait donc encore très long avant de pouvoir tenir ma promesse.   
 

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C'est parce que la lumière va plus vite que le son que beaucoup de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air con !


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MessagePosté le: Ven 18 Juil - 16:21 (2014)    Sujet du message: Publicité

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